Jacques, Joachim, Jean Rigal, dit J.J.J. Rigal, est né le 29 juillet 1926 à Paris. Il partage sa vie entre la capitale et Fontenay-aux-Roses, ville à laquelle il restera profondément attaché jusqu’à sa disparition en 1997.
Artiste précoce, il réalise ses premières gravures dès l’âge de quatre ans. À seulement huit ans, il bénéficie d’une première exposition personnelle, préfacée par André Malraux — un événement exceptionnel qui marque le début d’une carrière remarquable.
Très tôt reconnu, il expose au Salon d’Automne dès l’âge de dix ans, avant de recevoir en 1954 le Prix national de la gravure. Il s’impose rapidement comme une figure majeure de la gravure française du XXe siècle, notamment grâce à sa maîtrise de l’aquatinte en couleur.
Tout au long de sa carrière, J.J.J. Rigal explore différents médiums :
Il entretient également des liens étroits avec le monde littéraire, illustrant de nombreux ouvrages de poésie et de bibliophilie aux côtés d’auteurs tels que Jean Cassou, André Dhôtel ou encore Jean Grosjean.
Ses œuvres sont exposées en France et à l’étranger, et figurent aujourd’hui dans de nombreuses collections publiques et privées.
Parallèlement, il joue un rôle important dans la transmission artistique, notamment à travers la création de la société de bibliophiles Les Impénitents, qui soutient de jeunes graveurs.
Dans les années 1980, il revient à la peinture, enrichissant encore son univers artistique. Son œuvre se distingue par sa diversité, sa sensibilité et sa capacité à dialoguer avec d’autres formes d’expression, notamment la littérature et la musique.