Ville de Fontenay-aux-Roses

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Histoire de la ville

                                                      Vue aérienne dans les années 1970.

 

"Fontenay". L’origine du nom viendrait du toponyme "fontanetum" en référence au latin "fons" (fontaine). Il s’explique par les nombreuses sources ruisselant sur le territoire fontenaisien. Celui-ci est localisé sur le plateau de Châtillon, au flanc d’un coteau dont le point le plus bas se situe au niveau de l’Eglise des Blagis (60 mètres) et le point le plus haut au Panorama (160 mètres). Historiquement, le village s’est développé dans une zone coïncidant avec une altitude intermédiaire (entre 100 et 125 mètres), laissant aux bois et aux cultures la base et le sommet. Ceci est confirmé par les traces de vie préhistorique retrouvées sur la commune.

De Fontenay-les-Bagneux...

Les premières mentions de Fontenay se retrouvent au XIème siècle : un hameau rattaché à Bagneux existe déjà sur une partie de l'emplacement actuel. Il est habité par des cultivateurs dont les terres appartiennent à diverses communautés ecclésiastiques. Le premier lieu de culte n'aurait été construit qu'entre 1270 et 1286. On désigne la nouvelle paroisse comme « les-Bagneux » ou « sous-Bagneux » puisque proche de la paroisse voisine plus ancienne. Certains historiens mentionneraient l'existence d'une chapelle (fin du XIème siècle) dont la reconstruction au XVIème ou au XVIIème siècle serait à l'origine de l’actuelle Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul.

...à Fontenay-aux-Roses

L’appellation « Fontenay-aux-Roses » (employée indifféremment avec" Fontenay-les-Bagneux" jusqu’à la Révolution de 1789) ne semble apparaître qu’en 1649 : une « Harangue à la Reyne » est signée par le curé de Fontenay-aux-Roses. On se plaint des « actes d’hostilités, sacrilèges, viols commis dans les lieux saints et maisons par les troupes Mazarines durant la Fronde » (Archives de Paris).
D’autres documents confirment ensuite la mention « aux-Roses ». Outre la volonté de différencier le village des autres "Fontenay" existants, elle s’explique par la faveur que connait la culture de cette fleur à Fontenay, notamment à partir du XVIIème siècle, au point de figurer sur le blason de la ville. La rose constitue alors la base de nombreuses potions médicamenteuses aux multiples vertus.
Dès 1521, certains actes signalent la culture de rosiers sur le territoire. De plus, des familles Fontenaisiennes passent des alliances avec les parfumeurs de la Cour de Versailles et le village acquiert le privilège exclusif de fournir en roses le Parlement de Paris. Mais la production de la fameuse rose de Provins ne suffisant plus aux besoins de la mode, Fontenay développe progressivement la culture de la rose du Bengale, d’un rouge intense. Les rosiers s’étendent essentiellement sur l’actuelle Fosse Bazin (alors baptisée "Plaine des Rosiers"). Ce n’est pourtant pas la culture la plus ancienne de Fontenay.

XIème- XVIème siècle : Le règne de la vigne

Du Moyen-âge au XVIème siècle, la viticulture est la principale activité du village qui compte environ 250 habitants au XIIIeme siècle. Sur un territoire marqué par la polyculture, la vigne précède l'agriculture (la culture du blé notamment) ou l'exploitation des carrières. Les abbayes ont développé le vignoble après avoir déboisé le territoire. Les vignes assurent une relative prospérité au village (pourtant décimé par la Guerre de Cent ans). Après la Révolution, les propriétés seront morcelées et c'est sur de petites parcelles que se développera la production d'un vin rouge à boire dans l'année (le « vert-jus »). Le vigneron doit un quart de la vendange au seigneur du fief (le « vignelage »), puis une série d'autres taxes en fonction de son activité : cellerage ou roulage (dépôt en cellier ou transport), vinage ou forage (vente en barrique ou en détail).

XVIIeme – XVIIIeme : Un lieu de villégiature

Après les troubles causés par la Fronde, le XVIIème siècle coïncide avec une période de relative prospérité due notamment au développement des pépinières. Fuyant l’expansion urbaine, les classes aisées de la capitale (commerçants, rentiers, avocats…) recherchent dans la campagne environnante des lieux de villégiature. Une nouvelle population s’installe à Fontenay : le médecin Guy Crescent Fagon (1638-1718), l’écrivain Paul Scarron (1610-1660), le théologien Antoine Arnauld (1612-1694), le libraire Denys Thierry,... Côtoyant peu les villageois, les riches arrivants font néanmoins profiter les habitants de leurs bienfaits. L’aspect du village change : l’habitat rural traditionnel doit désormais cohabiter avec de somptueuses maisons de plaisance. Si certaines ont disparu (le château Fagon, le château Devin, la maison du couple Suard, la maison du Docteur Petit, la future "Provençale"…), d’autres ont été relativement épargnées par les siècles : le Château Laboissière (1698) , le futur collège Sainte-Barbe. Tous ces bâtiments prestigieux ont été édifiés sur le coteau du village pour bénéficier à la fois d’une bonne exposition solaire et d'une utilisation optimale des sources.

1789-1830 : Des temps difficiles

En octobre 1789, la marche du peuple de Paris sur Versailles surprend Louis XVI alors en pleine chasse sur des terres situées entre Clamart et Fontenay dont la Fosse Bazin.
Les Fontenaisiens (40 à 50 foyers) sont acquis aux idées révolutionnaires. Dans les cahiers de doléances (avril 1789), ils demandent la suppression des privilèges, l’unification de l’impôt, la réforme de la justice et de la propriété ecclésiastique mais aussi l'éducation. Deux ans avant le vote de la loi sur le divorce, le maire de Fontenay (nommé en 1790, année de la naissance de l’administration communale) prononce, de sa propre autorité, une séparation mutuelle. Destruction des titres féodaux, ventes des biens nationaux, certificat de civisme, suppression des symboles de la royauté, nouveaux modes d'élections, fermeture de l’église… face à la l’affirmation du peuple, les familles aisées s’effacent, respectant prudemment les transformations. Condorcet et le curé de la paroisse, Lartigue, feront pourtant partie des victimes.
Puis la défaite de l’Empire (1815) et l’occupation par les troupes étrangères plongent le village dans une misère durable (les enfants représentent alors jusqu'à 2/3 des décès). Le Bureau de Bienfaisance (créé en 1805) apporte un réconfort matériel appréciable en attendant les jours meilleurs.

1830-1870 : La mise en place des infrastructures

Passé le premier tiers du XIXème siècle, Fontenay reprend progressivement son essor, comme en témoigne la multiplication des équipements : destruction et reconstruction de l’Eglise Saint-Pierre Saint-Paul (1832), construction de l’école publique (1835), inauguration du bureau de poste (1841), ouverture de la première gare de Fontenay (1846), déplacement du cimetière (1850) et édification de la Mairie (1860), ouverture de la bibliothèque (1866)... Les chemins ruraux sont progressivement élargis et pavés. La numérotation des rues se met en place. La population double en quelques décennies (2 386 habitants en 1866), accueillant toujours certaines personnalités : le peintre Pierre Bonnard (1867-1947), le futur Ministre de l'Instruction Victor Duruy (1811-1894), le photographe Pierre Petit (1831-1909) ...
Les rosiers sont définitivement arrachés à partir de 1855 pour céder la place à l’horticulture désormais plus rentable. Le souvenir des roses se perpétuera bientôt grâce aux Rosati.

1870-1914 : De l’occupation prussienne à la "Belle Epoque"

En 1871, la défaite de Sedan et le siège de Paris provoquent l’évacuation presque totale de Fontenay. Les habitants se réfugient dans la capitale. Le Conseil municipal est accueilli dans les locaux parisiens (rue de Sèvres) d’Aristide Boucicaut, propriétaire du Bon Marché, résident Fontenaisien, conseiller municipal et généreux donateur (permettant l'installation de l'Hospice Boucicaut).
La Commune de Paris impitoyablement écrasée et la paix revenue, le Fort de Châtillon est édifié afin de protéger Paris de toute nouvelle occupation étrangère et de contrôler les sursauts révolutionnaires de la capitale.
A l’orée du XXème siècle, les vignes fontenaisiennes ne résistent pas au phylloxera et aux progrès des transports qui font abonder un vin de meilleure qualité et moins cher en Ile-de-France. La Saint-Vincent (patron des vignerons), l’une des fêtes traditionnelles du village, s’éteint par la même occasion.
Apparition des tramways (1877), développement du centre-ville historique, poussée démographique, ouverture de l’Ecole Normale (1880) et de l'Asile Ledru-Rollin (1892) : Fontenay passe lentement du statut de simple bourg à celui de ville d’une banlieue parisienne naissante. Cependant, l’endroit demeure un espace de villégiature recherché (le château Boucicaut, la Villa Normande, la Villa Thouvenel, la Villa Renaissance) et plébiscité par de nombreux artistes ou hommes de lettres (dont Joris Karl Huysmans). La mobilisation de 1914 brise ce bel élan.

1914-45 : D’une guerre à l’autre

Au soir du 11 novembre 1918, le bilan est terrible pour les familles fontenaisiennes : 146 hommes morts au combat, 15 autres succombant à leurs blessures après la victoire. Le monument aux morts, inauguré en 1922, rappelle le souvenir de ces sacrifiés.
L’entre-deux-guerres offre un court répit. Dans une ville verdoyante émergent un nouveau clocher (celui de l’Eglise des Blagis) et de nombreux pavillons, mais aussi, plus surprenant, l’Ecole Roumaine. Un projet de cité-jardin est même un temps envisagé aux Saint-Sauveurs.
Pendant la guerre de 1939-45, la Résistance s’organise à Fontenay en liaison avec Sceaux et Bourg-la-Reine. De nombreux habitants vont périr au combat ou sont déportés : Gaston Sansoulet (déporté à Auschwitz) ; Pierre Letourneau et son épouse (déportés à Ravensbrück), Georges Bailly, Laure Diebold, Boris Vildé, Jean Lavaud, Jean-Noël Pelnard, Maurice Philippot, Raymond Croland, René Vauthier, Robert Marchand, Auguste Lemaire, René Isidore.

1945-1975 : Densification urbaine et explosion démographique

A la Libération, tandis que la ville trouve un rayonnement international avec l’installation du C.E.A., une politique de construction énergique est mise en place à partir des années 1950 : la population fontenaisienne triple en 20 ans (passant de 8 418 en 1954 à 25 596 en 1975). Ce choix est à replacer dans le contexte de pénurie de logements propre à la banlieue parisienne de l’époque. Plusieurs ensembles immobiliers sortent alors de terre : HLM du Moulin Vert (1956), les Buffets (1959), les Paradis (1960), Toit et Joie (rue André Salel, 1963), le projet Anjou (à partir de 1966)... Divers équipements sont réalisés parallèlement (l’école de la Roue en 1964, la salle des fêtes en 1965, le terrain de sport du Panorama en 1969). Une autoroute (l’A 10) devant emprunter l’ancien tracé du projet Paris-Chartres est même programmée avant d’être abandonnée…

1976-à nos jours : Pour une meilleure qualité de vie

A partir de la seconde moitié des années 1970, le nombre d’habitants se stabilise. Quelques opérations d’urbanisme permettent notamment de rénover le centre-ville : restructuration du passage Letourneau (1982), création du square Pompidou (1984), achèvement de la ZAC de l’Eglise (1992). Des équipements sont crées (le Centre Municipal de Santé, la Chapelle Sainte-Rita) ou rénovés (le Château Laboissière en 1980, le château Sainte-Barbe en 2000.
Un temps projeté en surface, le passage souterrain du TGV sur le tracé du projet Paris-Chartres, permet le développement de la Coulée Verte. En liaison avec 8 autres communes, une piste cyclable et des espaces de loisirs sont mis en place dans des espaces verts. Un retour aux sources en quelque sorte.


L'almanach de Fontenay-aux-Roses


Du Xieme au XIVeme
Période de déboisement intense des moines.


1084
Première apparition du terme "Fontenatum apud Balneolas"
[le lundi de la 5eme semaine de Carême]

 

1109

Juillet : une relique de la vraie croix est disposée pendant quelques jours dans la chapelle Saint-Prix [future Eglise Saint Pierre Saint Paul]


1266
Un pourceau est jugé, condamné et exécuté [dans la cour de la Mairie?] pour avoir dévoré vif un enfant de Fontenay.

Vers 1268
Libération des serfs des moines de Fontenay.

1278
Intempéries qui détruisent les récoltes.

1280
Intempéries qui détruisent les récoltes.

1350
250 habitants.

1360
Le mardi après la Pâque fleurie, les troupes du roi d'Angleterre assiègent la capitale. Son campement s'installe à Bourg-la-Reine et occupe les village alentours dont Fontenay.

 

1462

60 habitants.


1540
Jehan Picart l'ainé, secrétaire du Roi, donne à Jehan Picart une maison appelé « le Château près du cimetière en la censive de Saint-Jean-de-Latran. La place devant la demeure prend le nom de la place du Château [l'actuelle intersection des rues Jean Jaurès et Boucicaut].

1562
Le prince de Condé en vue d'assiéger Paris s'installe dans les villages du sud de la région. Fontenay subit les exactions des soldats.

1567
Condé en vue d'assiéger Paris s'installe dans les village du sud de la région. Fontenay subit de nouveau les exactions des soldats.

1568
Août : famine, les blés sont consommés verts et avant d'être coupés.

1578
12 mars : Guillaume Blanchet vend une maison couverte de tuiles [...] sise devant devant la voye du carrefour de l'église.

1588
15 février : l'abbaye de Sainte-Geneviève vend son fief à Renée Baillet.
15 juillet : Henri III, roi de France, autorise Fontenay à se construire des remparts. [projet non réalisé?]


1600
Hiver rigoureux.

1608
Hiver rigoureux.

1612
8 février : premier acte du registre paroissial.

1638
Hiver rigoureux.

1640
11 mai : l'abbaye Sainte Geneviève vend tous ses biens et droits à un conseiller du Parlement de Metz.

1670
Colbert achète le domaine de Sceaux et devient de ce fait seigneur partiel de Fontenay.

1675
10 juillet : plan de bornage de la seigneurie du sieur Colbert.

 

1679

Mai : le janséniste Arnault trouve refuge à Fontenay chez M. de Salmon (parcelles proches de la fututre ENS].


1692
26 mai : l'éditeur Denys Thierry achète des terres et commence à construire sa maison des champs [château Laboissière].

1700 (vers)

Construction de l'actuel Château Sainte-Barbe.


1711
13 janvier : baptême de la cloche de l'église Saint Pierre Saint Paul.

1715
Construction du château et du parc de Jacques Devin [à l'emplacement de l'ENS], ensemble qui sera considéré tout au long du XVIIIeme siècle comme la plus belle propriété de Fontenay-aux-Roses.

 

1724

Plan de bornage à l'initiative du Duc du Maine.

1740
Carte des Environs de Paris par l'abbé Delagrive, l'un des premiers plans sur lequel figure Fontenay.

Plus ancienne trace du lavoir de la Fontaine des Moulins [64 rue d'Estienne d'Orves]. 


1743
26 juin : baptême de la seconde cloche de l'église, Catherine.

1745
390 habitants.

1764

Construction de la Tour de Croy.

1767

Plan général des différents cantons et champs que comptent le village et le terroir de Fontenay à la demande du sieur Devin.

17 juin : Baptême de la cloche Elisabeth.


1775
Fontis dans le parc de la propriété de M. Brochant [actuel château Sainte-Barbe]

1782
Installation des Suard au 7 rue Jean Jaurès.

1789

15 avril : rédaction du Cahier de voeux et doléances des habitants de la paroisse de Fontenay-les-Bagneux. 


1790

Printemps : Teresia Cabarrus donne une fête dans sa propriété [qui serait aujourd'hui située à l'ENS] en l'honneur des Constituants. Sont invités : Mirabeau, Robespierre, Barnave, Desmoulins, Chamfort...

6 avril : Fichet, premier Maire de Fontenay-aux-Roses.

8 septembre : premier divorce proclamé à Fontenay-aux-Roses.

1791
5 mai : donation Antoine Petit.

1793
12 mars : inventaire des registres paroissiaux qui sont ensuite transportés à la Maison commune.

 

1794

26 mars : Condorcet trouve provisoirement refuge chez Suard [au futur numéro 7 de la rue Jean Jaurès] qui le laisse à la porte le lendemain.

6 juin : l'Eglise Saint Pierre Saint Paul est transformée en "Temple de la Raison".


1801
696 habitants.

1803

26 juillet : plan par masses de cultures par Belhomme avec plusieurs innovations : l'utilisation du système métrique, le nord placé en haut du plan, l'échelle décimale...

1808

Premier plan cadastral de la commune (cadastre napoléonien). Le village est divisé en 2 sections (A et A). 

1810

Premier sondage scientifique du sol fontenaisien (près de Bagneux) par Cuvier et Brongniart.

 

1812

700 habitants.

 

1815

Construction du Moulin de la Nation [à l'un des angles de l'actuelle rue des Pervenches].

2 juillet-14 décembre : Fontenay est occupée par les Prussiens.

 

1817

704 habitants.


1819
6 et 8 juillet : grêle puis pluies détruisent les récoltes.

 

1823

5 avril : Morin ouvre un pensionnat [[dans le futur château Sainte-Barbe]. Assicié à M. Ordinaire, il innove en pratiquant l'enseignement mutuel. Les enfants du général Lafayette, de l'acteur Talma mais aussi les frères Vilollet le Duc ou les Havas fréquentent l'établissement.

 

1829

Empierrement de la rue des Bouffrais [Antoine Petit].

13 mai : le fils Pajou donne à la commune un tableau qui représente Louis XVIII accordant la Charte au peuple français.


1831

1021 habitants.

6 mars : le Conseil municipal sous la conduite de Henri Laurent Levasseur jure fidélité au nouveau Roi des Français Louis Philippe.

1832

25 juin : place du Châtelet, la 3eme légion de la Garde Nationale de la Seine, composée en partie de Fontenaisiens, fuit devant les émeutiers.Cet évènement génèrera plusieurs caricatures.

2 au 3 décembre : écroulement de la toiture de l'Eglise Saint-Pierre Saint Paul.

1835
Octobre : achèvement des travaux de l'Ecole des garçons [dans l'actuelle rue Jean Jaurès].

 

1836

967 habitants.

 

1838

Révision du plan cadastral qui comporte désormais 6 secftions.

3 juin : M. et Mme Fournier donnent une maison située place de l'Eglise pour qu'elle soit transformée en presbytère.


1841

1096 habitants.

Pavage de la place de l'Eglise.

Révolte de 600 vignerons contre le projet de création d'un chemin qui traverserait Fontenay-aux-Roses pour rejoindre Châtenay.

 

1846

1076 habitants.

7 juin : inauguration de la Ligne de chemin de fer Denfert-Sceaux.



1851

1176 habitants.

Décembre : installation du collège Sainte-Barbe-des-Champs.
31 décembre : le Conseil municipal approuve le coup d'état du Président de la République Louis Napoléon Bonaparte qui lui permet de conserver le pouvoir.

 

1852

Cadastre : 247 maisons à Fontenay.

 

1855

18 février : M. Périer de Trémémont donne 2000 francs pour l'élargissement de la Grande Rue [rue Boucicaut] devant sa demeure située au n°48. En remerciement, le Conseil municipal donne le nom de Trémémont à ce lieu connu auparavant comme "la place du Château".

 

1856

1169 habitants.

 

1860
Arrivée du couple Boucicaut à Fontenay-aux-Roses.
13 mai : Début des travaux de construction de la Mairie.

 

1861

2157 habitants.

 

1862
12 mai : création d'un marché aux plants.


1865
La place du Château devient la place Trémémont.

Aménagement d'une place en face de la nouvelle Mairie.

 7 octobre : le village signe un traité avec la CGE pour l'alimentation en eau pendant 50 ans.

1866

2386 habitants.

11 février : création de la Bibliothèque communale.

Août : anénagement d(une école de filles près de l'Eglise Saint Pierre Saint Paul.


1867

30 mars : traité avec la Compagnie Parisienne d'éclairage et de chauffage par gaz.

3 octobre : naissance de Pierre Bonnard au 7 rue de Châtenay [Estienne d'Orves].

1868

Création d'une salle d'asile [future école maternelle] près de l'Eglise Saint Pierre Saint Paul.

1870

Destruction préventive du Moulin de la Nation. [voir 1815]

Septembre : suite à l'invasion prussienne, Fontenay est totalement évacué.


1871

Amphore romaine trouvée dans la sablière de la Demi-Lune.
7 mars : fin de l'occupation prussienne à Fontenay-aux-Roses.

 

1872

2362 habitants.


1873
2374 habitants.

1874

Construction du Fort de Châtillon.

31 décembre : décès de Ledru Rollin dans sa propriété située avenue de Sceaux [Lombart].

1876

Reconstruction et agrandissement de l'école de garçons qui compte maintenant 3 classes.


1877
Premier couronnement de la Rosière grâce au legs Remy Laurent.

Hiver : prolongement  de la ligne de chemin de fer américain" (tramway) partant de Saint-Germain-des-Prés de Châtillon à la place de la Mairie.

1878

Le jury de l'Exposition Universelle consacre le Collège Sainte-Barbe Premier établissement libre de France.


1879

Construction du château Boucicaut par Boileau, l'architecte du magasin « Au Bon Marché ».

1880

Ouverture de l'Ecole Normale Supérieure.


1881

2849 habitants.

Installation de l'écrivain K. Huysmans rue des Ecoles [Jean Jaurès].

23 février : mort mystérieuse du Général Ney, duc d'Elchingen, dans la maison située à l'angle de la rue de Bagneux [Marx Dormoy] et du chemin de la Procession [rue de l'Avenir].

Mars : premier marché aux comestibles sur la place de la Mairie.

 

1885

20 septembre : inauguration de la plaque apposée sur la maison habitée par Ledru-Rollin [avenue Lombart].

 

1886

2935 habitants.

 

1887

Décembre : décès de Marguerite Boucicaut qui, par testament, donne 50 000 francs au Bureau de Bienfaisance; un hospice et 500 000 francs pour son entretien au Village.

 

1891

2652 habitants.

518 maison.

 

1892

Juin : première manifestation des Rosati.
4 août : inauguration du Centre Maternel Ledru-Rollin.

1893

La Ligne de Sceaux atteint Fontenay pour la première fois.

Juin : inauguration du buste de Jean de La Fontaine (des Rosati) place de l'Église.

 

1896

3343 habitants.

596 maisons.

Ouverture de la gare de Fontenay-aux-Roses.

1898

Projet de chemin de fer de Paris à Chartres en passant par Fontenay-aux-Roses.

1899

Juillet : fermeture du Collège Sainte-Barbe-des-Champs.

 

1900

Une seconde ligne de tramway, Châtenay-Champs de Mars, traverse Fontenay-aux-Roses (par l'avenue Lombart et la rue Marx Dormoy).

 

1901

3402 habitants.

16 mai : inauguration du boulevard de la République.

Aôut : l'Ecole Saint Vincent de Paul inaugure un bâtiment construit par l'architecte Eugène Train.


1903

Découverte de fossiles au lieu-dit « les «Renards ».

1905

Dernière procession de la Saint-Vincent (patron des vignerons).
21 janvier : le Village fête la centenaire Mme Veuve Jean-Louis Bonnejean (née Audry).

 

1906

4082 habitants.

Explusion du Petit Séminaire qui était situé dans les anciens locaux du Collège Sainte-Barbe-des-Champs. 

1909

Juin : installation du céramiste Emile Decoeur au 2 rue de Clamart [André Salel]


1911

4463 habitants.

Juillet : installation de Paul Léautaud à Fontenay-aux-Roses (rue Ledru-Rollin puis rue Guérard).

 

1919

1er semestre : plantation du "Chêne de la Victoire" au cimetière.

 

1921

5105 habitants.

 

1922
Juillet : ouverture de l'Ecole Roumaine [50 rue Jean Lavaud].

9 juillet : inauguration du Monument aux Morts.

 

1926

5945 habitants.

Septembre : ouverture de la première cantine scolaire à Sainte-Barbe.

 

1928

25 novembre : inauguration du Groupe scolaire du Parc (10 classes de garçons et 10 classes de filles).


1929
Elaboration de la première version du plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension de la commune.

 

1931

6720 habitants.

1932

Plan d'Aménagement de la commune avec pour ambition "de permettre à la population de s'accroître pour des raisons fiscales". 

1934

5 mai : arrêt de la ligne de tramway Châtenay-Champs de Mars.


1935
Effondrement rue Blanchard. Le trou est comblé avec 800 m3 de terre.

Travaux dansl'ancienne école des filles pour y installer l'école maternelle.
1936

6840 habitants.

Grèves à l'imprimerie Bellenand.
10 mai : consécration de l'Église Saint-Stanislas des Blagis.

20 juin : arrêt de la ligne de tramway Fontenay-Saint Germain des Prés.

 

1938

19 janvier : électrification de la Ligne de Sceaux.

1941

Installation de la chocolaterie parisienne ERIAM'S dans une partie des bâtiments de l'imrpimerie Bellenand {rue André Salel].


1942
23 février : le résistant Boris Vildé est fusillé au Mont Valérien avec 9 de ses camarades.

13 septembre : création du blason de Fontenay-aux-Roses.

 

1943

17 décembre : le château Sainte-Barbe est inscrit sur la liste des Monuments Historiques.


1944
20 août : libération de Fontenay-aux-Roses.

 

1945

8 avril : la place de la Mairie est rebaptisée "Place du Général de Gaulle".

10 août : explosion au Fort de Châtillon.


1946

7091 habitants.

Janvier : l'Oeuvre de Secours aux Enfants ouvre 2 maisons pour accueillir des rescapés du camps de Buchenwald.

Mars: le site du Fort de Châtillon est mis à la disposition du Commissariat à l'Energie Atomique.
2 avril : semaine de collectage pour la ville sinistrée de Neuvy-sur-Loire (Nièvre).

1948
Installation de 48 chalets autour du CEA.

Installation du LCIE.
Juillet : le Fontenaisien Daniel Thuayre termine 16eme du Tour de France cycliste.
15 décembre : Au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), divergence de la première pile atomique française : la pile ZOE.

1950
Percement de l'avenue Jean Moulin.
21 mai : inauguration du stade scolaire du Parc construit en partie par un groupe d'étudiants britanniques.
8 octobre : inauguration du nouveau marché couvert.

1951
8 juin : visite du Président de la République Vincent Auriol.
Octobre : projet de morcellement de la Fontaine des Moulins.

1954

8418 habitants.

Fermetuire de l'imrpimerie Bellenand. 

1955
Les cheminées de marbre et les boiseries de style régence du Château Sainte Barbe sont démontées et vendues à un particulier.

Rue des Pierrelais, construction des premiers logements HLM par la société du Moulin Vert.

1956
Février ; décès de l'homme de lettres Paul Léautaud. 

7 avril : le château Laboissière est inscrit partiellement sur la liste de Monuments historiques.

18 juillet : début de la construction du groupe des Buffets.

 

1958

Septembre: Mise en location des premiers logements dans l'ensemble des Buffets.

Novembre : Mise en location des premiers logements dans l'ensemble des Paradis.

1959

12208 habitants.

1960

Fermeture de l'Ecole Roumaine. [voir 1922] 

1962

20405 habitants.


1964
Destruction du pavillon Tallien (appelé aussi "pavillon Colbert") de l'Ecole Normale.

 

1966
Présentation du projet « Fontenay-le-Jeune » par la société ANJOU.

Ouverture du collège des Ormeaux. 

Construction du marché couvert en 80 jours.

1968

23355 habitants.

Mai : construction du gymnase du Parc. 

1969

Publication de l'ouvragede Germaine Mailhé Histoire de Fontenay-aux-Roses.

1970

Automne : destruction de la Maison normande.


1971
Réalisation du projet « Expansion 10 000 »  au 28 rue de la Redoute.
11 février : inauguration du groupe scolaire "Les Pervenches".


1972
6 mai : effondrement à la hauteur des numéros 35-37 et 40 rue Boucicaut d'une partie de la chaussée .

 

1973

Septembre : Ouverture de l'école des Renards.

1974

Début du Jumelage avec la ville de République Fédérale Allemande Wiesloch.

Fermeture de la chocolaterie ERIAM'S. [voir 1941]

1975

25596 habitants.

 

1976
30 janvier : inauguration du Centre Municipal de Santé par le Ministre de la Santé Simone Veil.

 

1977

23 avril : inauguration du Conservatoire municipal.

9 décembre : la Ligne de Sceaux devient le RER B.

 

1978

3 février : séance inaugural du Collège Universitaire Fontenaisien.

 

1981

28 mars : centenaire de l'Ecole Normale Supérieure.

 

1982

23915 habitants.

 

1984

Début des travaux du TGV Atlantique.

1986

Janvier : inauguration du Théâtre des Sources.

 

1990

22992 habitants.