Ville de Fontenay-aux-Roses

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Bornes historiques

Le château Laboissière (1698)

    Éditeur de Boileau, Molière, Racine et surtout de Jean de La Fontaine, Denys Thierry (1636?-1712) fait construire une maison des champs de style classique à Fontenay-aux-Roses. Elle est achevée en 1698 avec un parc de deux hectares.
    Pendant deux siècles, les propriétaires se succèdent : Pierre Saintard (directeur de la Compagnie des Indes), Jean-Baptiste Brochant (marchand et fournisseur du Roi),  Préau du Parc (ancien contrôleur de la maison du Roi), Jean-Baptiste Gervais Fournier (marchand et tapissier du Roi), Charles-Armand Pillault-Laboissière (avoué) et, au XXè siècle, les trois frères Desforges.
    En 1945, la propriété accueille des rescapés des camps nazis avant l'achat du domaine par Citroën pour y loger ses ouvriers. En 1956, un groupe immobilier l'acquiert. L'intervention de Mme Irène Vildé-Lot puis de la Commission du Vieux Paris permet d'inscrire l'édifice à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. En 1965, la Ville en devient locataire puis propriétaire en 1974.
    Coté parc, une grille, avec « le Rat de ville et le Rat des champs », rappelle l'origine de ce bâtiment.

Vers 1910

L'avant-cour (aujourd'hui disparue) vers 1910. AM FaR

Vers 1910

La façade coté parc.

Années 1930

Reconstitution en 2005 du parc du château Laboissière par M.Charrin, un ancien habitants des lieux. AMFaR

1965

La façade coté cou en 1965. AM FaR série Fi

Fin des années 1960

La destruction du parc au moment du programme immobilier Saint-Prix. AM FaR série Fi

Le château Sainte-Barbe

    En 1745, Charles Brochant achète l'ancienne maison seigneuriale de l’abbaye Sainte-Geneviève. En lieu et place il décide la construction d’un nouvel édifice avec un magnifique jardin. La demeure connaît ensuite différents propriétaires dont les époux Morin qui y ouvrent un établissement d’enseignement fréquenté par le jeune Eugène Viollet-le-Duc.
    Le collège parisien Sainte-Barbe se porte acquéreur du domaine en 1851 pour y établir une annexe. Aménagé par Théodore Labrouste, le site est inauguré le 12 mai 1852.
    De 83 élèves à l’ouverture, « le Petit Collège » accueille 400 inscrits dans les années 1860. Endetté, il le revend en 1899 à l’Archevêché de Paris qui y ouvre un Petit Séminaire identifié par les lettres P.S. sur les portails. La loi de Séparation de 1905 l'en expulse. La propriété est attribuée en juin 1913 à la Ville qui y loge ses écoles en 1928. Au fil des décennies, des services municipaux s'y installent.
    Le château Sainte-Barbe est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1943.

Années 1870

Vue générale du collège Sainte-Barbe-des-Champs. AM FaR

Années 1870

Plan du "Petit collège" de Sainte-Barbe. Archives de Paris D50Z/121

Vers 1905

Le bâtiment du temps du Petit Séminaire Notre-Dame-des-Champs. AMFaR sérieFi

Années 1900

Les anciennes classes du collège à l'abandon. AMFaR série Fi

Vers 1905

La cour du Petit Séminaire. AM FaR 5Fi

Vers 1927

Les bâtiments en cours de réhabilitation. AMFaR 5Fi

Vers 1927

 

Réhabilitation de l'aile construite dans dans les années 1850 par l'architecte Henri Labrouste. AMFaR série Fi

1928

 

Le nouveau groupe scolaire. AM FaR série Fi

Années 1970

Une vue de la façade coté parc. AM FaR 9Fi

Années 1970

Détail du portail d'entrée avec une trace du Petit Séminaire (le "P"). AM FaR série 9Fi

L'Ecole Normale Supérieure (1880)

En 1880, l'ENS s’établit provisoirement à Fontenay-aux-Roses pour accueillir “une pépinière de professeurs femmes habilitées à former les futures institutrices des filles du peuple” (Jules Ferry). Installée dans l'ancienne maison Devin, l’école est peu à peu dotée de bâtiments plus adaptés. Construits sur rue par Charles Le Cœur, ils sont surélevés par étapes jusqu'en 1937 dans le style de l'architecture scolaire de la IIIe République.
Jusqu'en 1898, Félix Pécaut, figure de l'ENS, milite avec succès pour que l’école reste définitivement à Fontenay, la proximité de Paris permettant d'attirer d'éminents professeurs (Vidal de la Blache, Fustel de Coulanges, Paul Bert, Ferdinand Buisson...).
La croissance des effectifs nécessite la construction de deux autres bâtiments dans le parc, de 1955 à 1960, par l'architecte Alexandre Levrat. Le succès de l'ENS de Fontenay ne se dément pas. À chaque rentrée, jusqu'à 1800 candidates concourent pour les 110 places proposées.
Devenue mixte en 1986, l’école quitte Fontenay-aux-Roses pour Lyon en 2000.

 1907

 Des normaliennes dans le laboratoire de sciences physiques.

Vers 1910

La galerie (dite "galerie des sciences") reliant l'ancien pavillon Devin aux nouveaux bâtiments en briques conçus par l'architecte Charles Le Coeur. AMFaR série Fi

Années 1930

Bâtiment coté rue. Construit par Charles Le Coeur en 1882-1885 et en partie surélevé en 1937 par Grangé. AMFaR série Fi

Vers 1960

Vue du bâtiment construit par Alexandre Levrat dans le parc de l'Ecole vers 1955. Il est visible depuis la gare contrairement au troisième, élevé vers 1960, qui s'intercalera entre les 2 premiers.

Années 1960

A noter que le pavillon Devin fut surélevé par Charles Le Coeur avant 1914. AMFaR série Fi

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L'Eglise Saint-Stanislas-des-Blagis (1936)

    Au début des années trente, l'abbé André Callon est chargé par l'Archevêché de Paris de créer un centre religieux en banlieue. Il choisit un emplacement encore agricole à Fontenay-aux-Roses au lieu-dit  « Les Blagis ». Le premier lieu de culte provisoire, don du collège Saint-Stanislas, est rapidement trop exigu d'où la décision de construire un édifice adapté : c'est le 66e des Chantiers du Cardinal.
    Financés par des dons, les travaux durent de 1934 à 1936 sous la direction de l'architecte Georges Braive et de son cousin Jean, ingénieur spécialiste du béton.     
    Les façades de briques rouges apparentes et d'éléments en ciment  contrastent avec les toitures en ardoise.  A l'intérieur, la construction en béton, sans piliers, ni bas-cotés, privilégie la vision du chœur pour 900 fidèles. Vers 1960, des vitraux, conçus par les maîtres verriers fontenaisiens Jacques et Guy Le Chevallier, sont installés. Plus récemment, en 2008-2009, l'architecte Corinne Cailles réaménage le chœur et repense le mobilier liturgique.
    En 2013, l'église Saint-Stanislas-des-Blagis est labellisée "Patrimoine du XXe siècle" par le ministère de la Culture.

Vers 1935

Appel aux dons du cardinal Verdier et de l'abbé Callon pour achever la construction de l'église. AM FaR sérieZ

Vers 1935

Le bâtiment vu depuis l'actuelle avenue Gabriel Péri. A droite, la chapelle provisoire donnée par le collège Stanislas. AM FaR série Fi

Vers fin 1935 ou début 1936

L'église en cours de construction. AM FaR série Fi.

Années 1950?

L'intérieur de l'église Saint-Stanilas-des-Blagis. AM FaR série Fi

1972

Le clocher perd son coq. 

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Le lavoir des Bouffrais

Au XVIIIe siècle, le lavoir des Bouffrois (« boues froides ») est situé à l'angle des actuelles rue Robert Marchand et avenue Jean Moulin. Il est alimenté par le ru de Fortune qui coule des hauteurs du Val Content.
Très détérioré, le lavoir est réhabilité et complété par un abreuvoir en 1759. Au XIXe siècle, désormais appelé « des Bouffrais », il bénéficie de réparations urgentes.
En 1901, suite à la percée du boulevard de la République, l'ensemble est déplacé rue La Fontaine. Le lavoir est alors couvert et un abreuvoir-baignade est conçu pour les 180 chevaux de la commune.
Après la Grande Guerre, l'automobile porte un coup fatal à cet équipement. En 1929, la quasi-disparition des chevaux condamne l'abreuvoir, asséché depuis plusieurs mois. En 1950, la création de l'avenue Jean Moulin conduit à la destruction du lavoir.
Une fontaine installée quelques années plus tard, et réaménagée en 2004,  perpétue la vocation première de ce point d'eau présent depuis au moins cinq siècles.

1888

La situation du lavoir alors situé à l'entrée de l'actuelle rue Robert Marchand. AM FaR série Fi

Vers 1905

Le lavoir désormais couvert et flanqué d'une baignade pour les chevaux. AM FaR série Fi

Vers 1905

La rue La Fontaine et la baignade aux chevaux. AM FaR série Fi

 Vers 1950

Le lavoir des Bouffrais bientôt détruit. AM FaR série Fi

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La mairie (1860)

Le conseil municipal vote en 1863 l'édification d'une mairie. Depuis 1790, il s'est réuni tour à tour dans l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, dans une maison louée puis à l'école des filles. Les travaux commencent en 1860 à l'emplacement de l’ancien cimetière du village. En 1863, l’architecte départemental Claude Naissant achève son œuvre en posant la grille d’entrée.
À peine inauguré, un obus touche la façade et le bâtiment communal est saccagé par l'occupant prussien pendant la guerre de 1870.
En 1895, l'architecte Charles Jolly termine les aménagements intérieurs. La mairie compte alors une douzaine d’agents. La croissance de la population (3343 habitants en 1893, 7197 en 1936, 23699 en 1968) et l’extension des missions de l'administration génèrent divers projets d’agrandissement. Dont, dans les années soixante, celui de la destruction de l'édifice au profit d’une tour de vingt étages.
Sous la houlette de l’architecte des monuments historiques Yves Boiret, deux ailes sont ajoutées et finalisent la façade actuelle. La nouvelle mairie est inaugurée en 1981.

1852

Emplacement de la salle de mairie (place de l'église) jusqu'aux années 1860. AMFaR 1O230

Vers 1905

1910

Plan du rez-de-chaussée et du sous-sol (AMFaR 1M105).

Années 1960

Après les travaux de ravalement de 1910, la devise républicaine qui entourait la pendule a disparu. AMFaR

Années 1970

Vers 1966

Le projet ANJOU avec la tour qui devait remplacer la mairie mais qui ne sera pas réalisée. AMFaR

Vers 1974

Vue de la salle des mariages. Aux murs, la fresque de Raphaël Collin marouflée en 1919 et arrachée en 1979. AMFar série Fi

1980-1981

Travaux d'agrandissement sous la direction de l'architecte Yves Boiret. (photos M. Parbelle).